Sept chants cruels

d'après le roman de Tanizaki - La clef - adaptation : Daniel Martin

22' à 35'

Les sept chants, correspondent à la narration de l'histoire du roman de Tanizaki par le seul personnage du roman, Ikuko.. Les Trois chants cruels sont tirés de l'opéra La confession impudique écrit d'après le célèbre roman de l'écrivain japonais J. Tanizaki. En voici l'argument principal : un Mari, très vieillissant, ne peut plus satisfaire son épouse beaucoup plus jeune que lui. Il utilise toutes sortes de médications et de subterfuges pour pallier sa défaillance. Il décide de commencer un journal intime qu'il feint de cacher à sa femme. Son épouse, Ikuko, agit de même et chacun prétend ne pas lire le journal de l'autre, le fait malgré tout, et sait que l'autre le sait. Par journal interposé, le mari parvient à jeter sa femme dans les bras de son futur gendre, Kimura, censé épouser leur fille unique Toshi-ko. Cette dernière joue d'ailleurs " l'entremetteuse " pour les amants. Ce procédé permet au mari, excité par sa jalousie, de continuer à répondre, malgré son épuisement, aux appétits de son épouse. Usé par ces excès, il succombe. Son mari mort, Ikuko achève son journal devenu inutile, et se prépare à suivre le plan de Kimura qui, pour sauver les apparences, épousera la fille Toshi-ko, pour cacher la réelle relation avec la mère.

Dans l'adaptation réalisé par Daniel Martin, le personnage d'Ikuko apparaissait parfois en veuve (par un procédé rappelant le flash-back), comme s'il s'agissait du dernier jour de l'histoire. Dans ces situations, le personnage s'exprime alors directement au public, comme à un confident imaginaire, avec des mots simples, quotidiens, avec toute sa retenue, sa gêne, sa mauvaise foi aussi et parfois ses excès. Cela m'a permis, par la nature même du texte, d'inventer d'autres types de déclamations bien loin de ce qui est convenu d'appeler la " tradition française ".

S'agissant du type d'élocution qui est choisi, on remarquera les nombreux déplacements d'accents, les importants changements de registre, des procédés quasi " naturalistes " (faire chanter par exemple les " e " muets de l'hésitation) ou au contraire poser sur de larges phrases lyriques, des mots simples et quelquefois désuets.
Bernard Cavanna

Sept chants cruels

25,00 €Prix
  • Sept chants cruels pour soprano et orchestre de chambre
    d'après l'oeuvre "La Clé" de Junichiro Tanizaki

    (2001) - durée : 22' à 35'*
    * on peut en effet donner un cycle plus court correspondant aux chants I, VI, V, VI, VII dont la durée est d'environ 22', ou l'intégralité des chants d'une durée de 35'
    Les Editions de l'Agité

    Création :
    Novembre 2001, Palais des Congrès de Nantes3 chants cruels (I - VI -VII)

    Rayanne Dupuis (soprano), Orchestre National des Pays de la Loire

    Direction : Hubert Soudan

     

    8 juin 2006, Cité de la Musique,

    Paris, Sept chants cruels Rayanne Dupuis (soprano),

    Ensemble Intercontemporain Direction Jonathan Nott

    Formation :
    pour soprano et ensemble ou soprano et orchestre d'après l'opéra " la Confession Impudique ".adaptation : Daniel Martin et Bernard Cavanna

    Ensemble de orchestral : (2 flûtes (aussi pic. et fl. en sol), 2 hautbois (aussi cor anglais), 2 clarinettes, clarinette basse, 2 bassons  (aussi contrebasson), 2 cors, 2trompettes, 2trombones, deux pupitres de percussions, cymbalum, harpe, claviers (piano, célesta et synthétiseur)
    ou

    orchestre symphonique : 2fl (aussi picc.), hbt, cor anglais, 2clar, clar.basse 2 bas, 2cors, 2tp, 2tb, harpe, cymbalum, (à défaut piano), claviers (piano, célesta et synthétiseur)
    2 perc. cordes : 6 6 6 6 4

     

    en savoir plus -show more

    Free download the score

    Trois des Sept chants cruels - écoute


     

     

BERNARD CAVANNA