BERNARD CAVANNA

 

 

 

 

Concerto pour violon (commande de Radio-France)

Victoire de la musique 2000 - Prix international de l'Unesco

 

1er mt : vif, chaotique - 2d mt : lent, immuable

durée : 22’

 

Ecrit pour la violoniste Noëmi Schindler ce concerto fut créé en février dernier avec l’Orchestre Philharmonique de Radio-France. Il est dédiée à la mémoire de mon père.

 

Deux oeuvres ont préparé ou esquissé l’écriture de ce concerto : Fauve pour violon seul et le trio avec accordéon dont le quatrième mouvement est l’exact « croquis » du mouvement lent.

 

Souvent dans mon travail j’aime opposer l’idée de « l’individu » et du « groupe ». Messe un jour ordinaire s’appuie largement sur cette opposition et l’écriture d’un concerto, dans sa forme même,  invite naturellement à se poser la question en ces termes (individu/soliste - groupe/orchestre). Cette rivalité va, contrairement peut-être à la tradition, s’exprimer de manière conflictuelle et agressive tout au long du premier mouvement. Des masses orchestrales épaisses,  tonitruantes parfois âpres et brutales vont à leur manière tenter de stopper la course - désespérément énergique - du violon soliste, ou de « l’étouffer » en lui opposant des blocs instrumentaux impressionnants et disproportionnés.

 

Le second mouvement va laisser plus d’espace à l’expression du soliste, tout en le contenant dans un environnement sonore et harmonique tout aussi désespérément clos : deux harmonies oscillant sans cesse de façon immuable, un « sol » suraiguë très présent, s’affichant comme une limite à ne jamais franchir.

 

Bernard Cavanna

 

Concerto pour violon

20,00 €Prix
  • Formation :

    2 versions :

    Concerto pour violon (version pour orchestre symphonique)
    (1998-1999)
    orchestre : 2 fl. (2ème aussi petite flûte), 2 hautbois (2ème aussi cor anglais) 2 clarinettes (2ème aussi petite clarinette), clarinette basse, saxophone soprano, 4 cors, 2 trompettes, 2 trombones, Harpe, timbales, 2 perc. accordéon, cordes : 12 10 8 6 6 (possible aussi avec 4 basses)
    Commande de Radio France
    Durée : 22'

     

    Concerto pour violon (version pour orchestre de chambre) 15 ou 16 instruments)
    (1999-2005)
    fl (aussi piccolo), hautbois (aussi cor anglais), 2 clarinettes (aussi petite clarinette en mib et clarinette basse), basson (aussi contrebasson), cor, trompette, trombone,1 ou 2 percussions, accordéon, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse (5 cordes)
    Durée : 22'

     

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    106 pages, format 24cm x 31cm

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    Violinkonzert

    (Auftrag von Radio-France)

     

    1. Satz: lebhaft, chaotisch - 2.Satz :  langsam, unveränderlich

    Dauer: 22’

     

    Dieses für die Violonistin Noëmi Schindler geschriebene Konzert wurde im Februar 1999  mit dem Orchestre Philharmonique de Radio-France uraufgeführt. Es ist der Erinnerung  an meinen Vater gewidmet.

     

    Im Vorfeld dieses Violinkonzerts sind zwei Werke entstanden, die sozusagen als Skizze für die Komposition gedacht waren : Fauve für Solovioline und Trio avec accordéon, dessen vierter Satz die direkte "Vorlage" für  den  langsamen  2. Satz des Violinkonzerts   darstellt.

     

    Bei meiner Arbeit  stelle ich gerne das "Individuum" der "Gruppe" gegenüber. Messe un jour ordinaire beruht auf genau dieser Gegenüberstellung, welche bei der Komposition meines Violinkonzerts folgerichtig zur Frage stand :Individuum/Solist-Kollektiv/Orchester. Diese Rivalität  kommt, vielleicht  im Widerspruch  zur Tradition, im  ganzen  1.Satz  konfliktreich  zum  Ausdruck : mächtige   und  dröhnende  Attacken des Orchester ,manchmal   heftig und  brutal  zuschlagend, versuchen  im  Wettlauf  gegen  den verzweifelt kämpfenden   Solisten  die  Oberhand zu gewinnen oder ihn unter ihren übermächtigen  Instrumentalblöcken  zu   ersticken.

     

    Der  2.Satz  lässt  dem  Solisten   mehr   Freiraum. Er  wird  aber  von  zwei  Harmonien    umtönt, welche  ihm   durch  ihr  anhaltendes  Oszillieren   wiederum  eine  Schranke  auferlegen,  die  dann  mit  dem  finalen  hohen  « G »  nicht  mehr  überschritten  wird.

     

     

    Bernard Cavanna